La présente invention est relative à un appareil de musculation pour faire des pompes en convergence.
L'état de la technique, en la matière, est illustré par l'appareil décrit dans le brevet européen n°1212123.
Cet appareil comporte deux bras pivotants articulés, chacun, en un point de leur longueur sur un bâti reposant sur le sol, l'extrémité libre de chaque bras étant relié à un plateau sur lequel repose le buste de l'utilisateur, tandis que l'autre extrémité du bras est pourvue d'une poignée.
Au départ, le plateau est en position basse et les poignées en position haute. En exerçant une poussée vers le bas sur les poignées, le plateau s'élève verticalement en repoussant Ie buste de l'utilisateur, les bras se tendent. Inversement, en relâchant la poussée, les bras se plient et le plateau redescend. De cette façon, on réalise un mouvement de gymnastique dénommé « pompes ».
Dans ce type d'appareil, les axes d'articulation des bras sont parallèles et s'étendent, sensiblement, parallèlement à l'axe longitudinal de l'utilisateur. De ce fait, les mains de l'utilisateur se déplacent dans un plan sensiblement vertical et transversal à l'axe longitudinal de son corps.
L'expérience a montré qu'avec cet appareil, qui donne de bons résultats, certains muscles n'étaient pas sollicités.
La présente invention, qui remédie à cet inconvénient, est remarquable en ce que l'axe d'articulation de chaque bras est incliné par rapport au sol et de façon à ce que les deux axes d'articulation soient disposés selon un Vé inversé.
De cette façon, lorsque l'usager exerce une pression sur les poignées, ses deux mains se déplacent vers l'avant en convergeant l'une vers l'autre. Ce mouvement mobilise des muscles qui étaient peu ou pas sollicités par les appareils connus avec lesquels le déplacement des mains avait lieu dans un plan vertical.
D'autres caractéristiques de l'invention ressortiront mieux par la description qui va suivre faite en se référant aux dessins annexés à titre d'exemple indicatif seulement sur lesquels : -la figure 1 est une vue de côté de l'appareil de l'invention montrant la position des éléments mobiles en l'absence d'action sur les poignées.
-la figure 2 est une vue analogue à la figure 1 , montrant la position des éléments mobiles lorsqu'on exerce une action sur les poignées ; -la figure 3 est la vue de gauche de la figure 1 ;
-la figure 4 est la vue de gauche de la figure 2 ; -la figure 5 est une vue analogue à celle 3, montrant une variante de réalisation, les bras n'étant pas représentés ;
-la figure 6 est une vue analogue à celle 5 montrant la possibilité de faire varier l'angle d'inclinaison des axes d'articulation des bras.
De la façon connue, l'appareil comporte une embase 1 , reposant sur le sol sur laquelle sont articulés deux bras 2, à poignées 3, dont le
pivotement est susceptible de déplacer un plateau 4 sur lequel repose le buste de l'utilisateur U.
Selon l'invention, les axes 5 des bras 2, contenus par exemple dans un plan vertical, son disposés selon les côtés d'un Vé inversé.
Comme cela ressort, tout particulièrement des figures 3 et 4, lorsque l'usager exerce une pression sur les poignées, les bras pivotent vers l'avant et les poignées se rapprochent l'une de l'autre, chacune de ces dernières décrivant un arc de cercle dont le plan est incliné par rapport au sol et par rapport à l'axe longitudinal du corps de l'utilisateur.
Selon un mode de réalisation, le plateau 4 est relié à l'embase 1 par des biellettes 6a et 6b dont les extrémités sont articulées, en 7 et 8, sur une extension 9 dudit plateau et en 10 et 1 1 sur ladite embase, selon les sommets d'un parallélogramme déformable.
Des moyens sont prévus pour que le pivotement des bras vers l'avant détermine le soulèvement du plateau 4 qui, durant ce mouvement, se déplace légèrement vers l'arrière, en décrivant un arc de cercle. Ce déplacement a notamment pour effet de transmettre un effort aux muscles jambiers et de les faire travailler. Les appareils connus ne permettent pas de mobiliser ces muscles.
Selon un mode de réalisation, chaque bras est solidaire d'une patte
1 2, présentant à son extrémité opposée à son articulation sur l'embase 1 une extension 12a reliée, par un lien souple et inextensible 13, à une extension 14 de la biellette 6a. De préférence, le lien 13 est constitué, dans sa forme la plus simple, à l'aide de trois maillons de chaîne.
Des moyens peuvent être utilisés pour augmenter l'effort nécessaire au soulèvement du plateau 4, des poids additionnels non représentés ou un vérin à air réglable 15 reliant par exemple l'embase 1 et la biellette 6b.
Afin de faire varier les efforts et les effets de ceux-ci, des moyens peuvent être prévus pour modifier l'inclinaison des axes 5. Un exemple de réalisation est montré en regard des figures 5 et 6.
Dans ce type de réalisation, chaque axe 5 est porté par un étrier 16 articulé par l'extrémité de l'une de ses branches sur l'embase 1 , ledit étrier étant maintenu, selon l'inclinaison requise, par l'entremise d'une tige filetée 17 engagée dans un écrou 18, à molette de manœuvre 19, libre en rotation mais guidée en translation par rapport à l'embase 1 . Comme le dispositif est double, la molette 1 9 comporte donc deux écrous à filetage inversé.
Par une rotation judicieuse de la molette, il est donc possible de placer les axes 5 de la position montrée sur la figure 5 à celle montrée sur la figure 6.