Steel with austenitic structure, characterised by the corresponding mass proportions of the following elements: Carbon = 0.025 %, preferably = 0.020 %, Manganese 15 to 25 %, Chromium 10 to 15 %, Nickel < 0.25 %, Molybdenum 1.0 to 1.3 %, Nitrogen 0.30 to 0.50 %, Silicon < 1.0 %. The process of manufacture comprises the following stages: production of a starting ingot made of a steel as above; first homogeneous heating, to a temperature above the recrystallisation temperature of the steel; blanking the bar by hot drawing of the ingot; first cooling to ambient temperature; second homogeneous heating; forming the bar by forging and dressing in the press; second cooling to ambient temperature; and lastly final machining. In this way it is possible to produce a cold-worked nonmagnetic steel bar of length greater than 2.5 m exhibiting, over its whole length and homogeneously, a yield point, in lengthwise direction, of at least 760 MPa in the case of finished products of diameters of between 79 and 175 mm and of 690 MPa in the case of finished products of diameters of between 178 and 254 mm, and an insensitivity to intergranular corrosion and to stress corrosion.
| FR2672904A | ||||
| GB779591A | ||||
| GB902440A | ||||
| FR2071667A |
La pr¢esente invention concerne les aciers inoxydables amagn¢etiques £a hautes caract¢eristiques de r¢esistance m¢ecanique, ainsi que les pi£eces r¢ealis¢ees en ces aciers et leurs proc¢ed¢es de fabrication.
L'invention s'applique typiquement £a la r¢ealisation de pi£eces pour l'industrie p¢etroli£ere de forage, notamment pour les forages en mer (off-shore), telles que les < < masses-tiges >> (drill-collars), qui sont des pi£eces m¢ecaniques amagn¢etiques dispos¢ees en t¥ete du train de forage permettant le guidage de l'ensemble de la colonne, cette derni£ere ¢etant constitu¢ee, pour le reste, par des ¢el¢ements en acier conventionnel ferromagn¢etique.
Ces pi£eces doivent pr¢esenter £a la fois des caract¢eristiques d'amagn¢etisme, de haute r¢esistance m¢ecanique et de haute r¢esistance £a la corrosion.
En premier lieu, la perm¢eabilit¢e magn¢etique de ces pi£eces doit ¥etre la plus faible possible, dans tous les cas inf¢erieure £a 1,01 et g¢en¢eralement inf¢erieure £a 1,005. Cette propri¢et¢e physique essentielle permet de guider le train de tiges dans sa progression non rectiligne dans le milieu £a forer, en combinant la composante du champ magn¢etique cr¢e¢e par un aimant log¢e dans la masse-tige avec celle du champ magn¢etique terrestre. Cette propri¢et¢e d'amagn¢etisme est ¢egalement requise pour d'autres pi£eces que les masses-tiges, notamment les < < stabilisateurs >> ou divers autres ¢equipements de mesure ou de commande moins critiques sur le plan m¢ecanique, mais devant n¢eammoins ¥etre r¢ealis¢es en acier amagn¢etique.
La seconde exigence est l'aptitude £a r¢esister aux sollicitations auxquelles ces pi£eces sont soumises pendant le travail, que ces sollicitations soient en flexion, en traction ou en torsion. A cet ¢egard, des minima impos¢es (SPEC 7 du 28 mai 1984) ont ¢et¢e ¢etablis par l'API (American Petroleum Institute), pr¢evoyant notamment, en direction longitudinale, une limite d'¢elasticit¢e Ep 0,2 en traction d'au moins 760 MPa pour les diam£etres compris entre 79 mm (3 1/8") et 175,0 mm (6 7/8") et d'au moins 690 MPa pour les diam£etres compris entre 178 mm (7") et 254 mm (10").
En troisi£eme lieu, et c'est ici que r¢eside la difficult¢e la plus s¢erieuse, il est indispensable que les pi£eces r¢ealis¢ees offrent la plus grande r¢esistance aux divers modes de corrosion, compte tenu des milieux agressifs dans lesquels les pi£eces sont amen¢ees £a travailler.
En g¢en¢eral, le risque encouru le plus important est celui d'une fissuration par corrosion sous contrainte provoqu¢ee par la nature des terrains et des adjuvants ajout¢es aux boues de forage pour accro¥itre les vitesses de forage, qui contiennent en particulier des proportions importantes de chlorures (de sodium, de magn¢esium, de potassium, de calcium, notamment), particuli£erement actifs compte tenu notamment des temp¢eratures de travail ¢elev¢ees, voisines de 80 £a 100 DEG C et quelquefois sup¢erieures, qui exacerbent tous les m¢ecanismes de corrosion.
Par nature, la corrosion sous contrainte se localise dans les zones fortement sollicit¢ees du point de vue m¢ecanique, tout particuli£erement dans les al¢esages des pi£eces, o£u s'ajoutent aux contraintes de travail les contraintes engendr¢ees par l'op¢eration d'usinage sur le m¢etal ¢ecroui ; la r¢esultante de toutes ces contraintes peut alors largement d¢epasser localement la valeur de la limite ¢elastique du m¢etal et y provoquer la fissuration.
En outre, de nombreux puits sont des milieux typiques de corrosion diff¢er¢ee par l'hydrog£ene au contact de m¢elanges ClNa + H2S, le m¢ecanisme de corrosion pouvant ¥etre, selon la structure du m¢etal, transgranulaire et/ou intergranulaire.
Or un m¢etal sujet £a la corrosion intergranulaire (suite £a la pr¢ecipitation de carbures et carbonitrures de chrome dans les joints de grains qui, associ¢ee £a une zone appauvrie en chrome de part et d'autre du joint, < < sensibilise >> le m¢etal £a la corrosion intergranulaire) est ¢egalement sensible au m¢ecanisme de corrosion sous contrainte, qui prend sa source dans les joints de grains, et ce m¢ecanisme peut se combiner tr£es rapidement £a la corrosion en mode transgranulaire.
La r¢esistance £a la corrosion doit donc ¥etre adapt¢ee aux divers milieux dans lesquels seront susceptibles de travailler les outillages r¢ealis¢es au moyen de ces aciers.
On sait certes r¢ealiser des < < superalliages >> £a base nickel pr¢esentant la totalit¢e des propri¢et¢es voulues ; la tr£es forte teneur en nickel (pouvant aller jusqu'£a 55 %) y rend l'alliage insensible £a la corrosion sous contrainte. Toutefois, en raison de leur prix tr£es ¢elev¢e, leur utilisation a ¢et¢e tr£es limit¢ee, excluant en pratique la r¢ealisation de pi£eces de grandes dimensions.
La voie g¢en¢eralement suivie consiste plut¥ot £a r¢ealiser des aciers aust¢enitiques £a base mangan£ese-chrome contenant des quantit¢es non n¢egligeables (0,2 £a 0,6 %) d'azote, ¢el¢ement durcissant par excellence des aust¢enites et ¢egalement g¢en¢erateur et stabilisateur de cette phase. D'autres ¢el¢ements, tels que le nickel et le molybd£ene, y sont ajout¢es, mais en moindre quantit¢e.
Un tel acier est par exemple d¢ecrit dans le EP-A-0 277 065, qui d¢ecrit un acier comprenant des proportions massiques d'au plus 0,006 % de carbone, 19 £a 26 % de mangan£ese, 7 £a 13 % de chrome, environ 0,3 % d'azote et 0,6 % de silicium, moins de 0,2 % de nickel et moins de 0,1 % de molybd£ene.
Dans tous les cas, quelle que soit la nuance d'acier ¢elabor¢ee, cet acier est durci par ¢ecrouissage £a chaud.
Or cet ¢ecrouissage pr¢esente l'inconv¢enient - et ceci pour toutes les nuances d'acier £a base mangan£ese-chrome connues jusqu'£a pr¢esent- de provoquer la pr¢ecipitation de carbures et carbonitrures de chrome dans les joints de grains induisant, comme on l'a expliqu¢e plus haut, une sensibilit¢e £a la corrosion intergranulaire et, simultan¢ement, £a la corrosion sous contrainte, qui prend naissance ¢egalement dans les joints de grains.
Cet inconv¢enient n'existe pas avec les aciers non ¢ecrouis (m¢etaux hypertremp¢es), mais ces derniers ne pr¢esentent pas les caract¢eristiques m¢ecaniques suffisantes pour les utilisations envisag¢ees.
Pour combattre le risque de fissuration, et donc pour annihiler les effets de la corrosion cons¢ecutifs £a l'¢ecrouissage, on proc¢edait jusqu'£a pr¢esent, pour toutes les nuances d'acier, £a un traitement m¢ecanique de surface aux endroits les plus expos¢es aux contraintes.
Ce traitement ¢etait effectu¢e soit par grenaillage (shot-peening), soit par martelage, cette op¢eration ayant pour effet de mettre en compression la surface trait¢ee sur une certaine profondeur (jusqu'£a 1,5 mm pour le grenaillage et jusqu'£a 5 mm pour le martelage), permettant alors £a la pi£ece de r¢esister convenablement £a la corrosion sous contrainte £a l'endroit ainsi trait¢e.
Cette intervention m¢ecanique pour le traitement de surface induisait cependant un surco¥ut non n¢egligeable de la pi£ece r¢ealis¢ee.
£A l'oppos¢e, la pr¢esente invention propose une nuance d'acier qui rem¢edie aux inconv¢enients pr¢ecit¢es et qui, tout en offrant les propri¢et¢es requises d'amagn¢etisme et de hautes performances m¢ecaniques, soit par nature - et non apr£es traitement de surface - r¢esistante £a la corrosion sous contrainte et £a la corrosion intergranulaire. De la sorte, les pi£eces r¢ealis¢ees pourront ¥etre employ¢ees nues, directement apr£es mise en forme, sans qu'il soit n¢ecessaire de pr¢evoir un traitement superficiel et local des surfaces sensibles.
En d'autres termes, l'invention propose une nuance d'acier amagn¢etique qui, une fois ¢ecroui, poss£ede les propri¢et¢es m¢ecaniques d'un acier ¢ecroui mais r¢esiste aussi bien £a la corrosion sous contrainte et £a la corrosion intergranulaire qu'un m¢etal hypertremp¢e, non ¢ecroui.
L'invention propose ¢egalement, comme on le verra, un proc¢ed¢e qui se pr¥ete parfaitement £a la r¢ealisation de toute pi£ece amagn¢etique et £a haute limite ¢elastique, notamment les masses-tiges amagn¢etiques et les pi£eces analogues (stabilisateurs, notamment), qui sont des pi£eces typiques devant pr¢esenter ces caract¢eristiques et qui, en outre, sont les plus difficiles £a fabriquer compte tenu de leur tr£es grandes dimensions.
A cet effet, l'acier de l'invention est un acier £a structure aust¢enitique caract¢eris¢e par les proportions massiques respectives des ¢el¢ements suivants : Columns=2
On notera en particulier, dans cette composition, la tr£es faible teneur en carbone combin¢ee £a une faible teneur en nickel et £a une forte teneur en molybd£ene. On exposera plus bas les raisons et les cons¢equences de ces choix particuliers.
En outre, comme on verra ¢egalement, le choix d'une tr£es faible teneur en carbone permet de mettre en oeuvre un proc¢ed¢e sp¢ecifique, particuli£erement avantageux, de fabrication d'une barre homog£ene.
Ce proc¢ed¢e comprend les ¢etapes suivantes : ¢elaboration d'un lingot de d¢epart en une nuance d'acier du type que l'on vient d'indiquer, premier chauffage homog£ene, £a une temp¢erature sup¢erieure £a la temp¢erature de recristallisation de l'acier, typiquement entre 1240 et 1280 DEG C environ, ¢ebauchage de la barre par ¢etirage a chaud du lingot, ¢eventuellement, ¢elimination des extr¢emit¢es du lingot, premier refroidissement jusqu'£a temp¢erature ambiante, second chauffage homog£ene, £a une temp¢erature typiquement comprise entre 800 et 1000 DEG C environ (suivant la section de l'¢ebauche et le diam£etre de la pi£ece £a fabriquer), mise en forme de la barre par forgeage et dressage £a la presse, second refroidissement jusqu'£a temp¢erature ambiante, et usinage final.
Les transformations appliqu¢ees £a la barre ¢ecrouissent celle-ci, de pr¢ef¢erence, avec un facteur de corroyage d'au moins 1,5.
On peut pr¢evoir en outre, apr£es l'¢etape d'¢ebauchage ou, le cas ¢ech¢eant, l'¢etape d'¢elimination des extr¢emit¢es du lingot, une ¢etape suppl¢ementaire de sectionnement du lingot ou, respectivement, de la partie subsistante du lingot, en une pluralit¢e de longueurs distinctes, chaque longueur ¢etant ensuite trait¢ee individuellement par les ¢etapes subs¢equentes du proc¢ed¢e.
On verra par ailleurs ¢egalement que, gr¥ace £a la nuance d'acier propos¢ee et le proc¢ed¢e que l'on vient d'exposer, l'invention permet la r¢ealisation de barres d'acier amagn¢etique ¢ecroui de grande longueur (typiquement, sup¢erieure £a 2 ou 3 m) pr¢esentant sur toute leur longueur des caract¢eristiques m¢ecaniques homog£enes, notamment des caract¢eristiques r¢epondant aux valeurs impos¢ees par les recommandations API ¢evoqu¢ees plus haut.
Cette propri¢et¢e est £a opposer notamment au cas des barres obtenues avec la nuance d'acier et le proc¢ed¢e d¢ecrits dans le EP-A-0 277 065 pr¢ecit¢e, qui ne permettent d'aboutir qu'£a des barres pr¢esentant localement les caract¢eristiques voulues, aux deux extr¢emit¢es et non sur la totalit¢e de leur longueur.
La pr¢esente invention a donc ¢egalement pour objet, £a titre de produit industriel nouveau, une barre d'acier amagn¢etique ¢ecroui de longueur sup¢erieure £a 2,5 m, notamment pour des ¢equipements de forage, pr¢esentant, sur toute sa longueur et de fa©con homog£ene, une r¢esistance m¢ecanique, en direction transverse, £a la rupture en traction au moins ¢egale £a 830 MPa et une insensibilit¢e £a la corrosion intergranulaire et £a la corrosion sous contrainte.
On peut ainsi obtenir soit un produit final de tr£es grande longueur et de propri¢et¢es homog£enes, soit, apr£es coupe de la barre, des tron©cons £a caract¢eristiques homog£enes, quelles que soient leur longueur et leur position dans la barre de d¢epart. Exemple
On va maintenant d¢ecrire un exemple de mise en oeuvre de l'invention.
On r¢ealise, par des techniques en elles-m¥emes classiques, une nuance d'acier pr¢esentant la composition suivante : Columns=2
On notera en particulier, dans cette composition, la faible teneur en nickel (que l'on recherche la plus basse possible) car cet ¢el¢ement, si on l'ajoutait en quantit¢es croissantes dans l'acier, d¢et¢eriorerait d'autant la r¢esistance £a la corrosion sous contrainte dans les milieux qui la provoquent.
En revanche, la teneur en molybd£ene est choisie ¢elev¢ee car, bien que, comme pour le nickel, une teneur ¢elev¢ee en molybd£ene amoindrisse la r¢esistance £a la corrosion sous contrainte, la pr¢esence de cet ¢el¢ement est un facteur de r¢esistance £a la piq¥uration et £a la corrosion caverneuse. Les propri¢et¢es de la nuance selon l'invention permettent en effet d'obtenir une r¢esistance si ¢elev¢ee £a la corrosion sous contrainte que l'incidence n¢egative du molybd£ene sur cette r¢esistance devient n¢egligeable. La pr¢esence de molybd£ene, auparavant consid¢er¢ee comme n¢efaste, devient alors avantageuse car elle procure un suppl¢ement de r¢esistance £a d'autres formes de corrosion.
Enfin et surtout, en ce qui concerne la tr£es faible teneur en carbone, il s'agit l£a d'une caract¢eristique tr£es importante car elle est n¢ecessaire pour garantir une microstructure exempte de pr¢ecipitations intergranulaires, notamment de pr¢ecipitations intergranulaires continues. Une teneur sup¢erieure en carbone amoindrirait la r¢esistance £a la corrosion en provoquant une pr¢ecipitation excessive de carbures et carbonitrures d¢eshomog¢en¢eisant les zones voisines des joints de grains.
En outre, cette faible teneur en carbone permet de mettre en oeuvre le proc¢ed¢e que l'on va maintenant d¢ecrire.
On prendra l'exemple de la r¢ealisation d'une masse-tige de 9,300 m de longueur et de 203,2 mm de diam£etre ext¢erieur (g¢en¢eralement les diam£etres de ces pi£eces varient de 120,6 £a 279,4 mm ; l'exemple choisi correspond £a une masse-tige typique, situ¢ee dans le milieu de la gamme).
Ces masses-tiges sont des pi£eces tubulaires, filet¢ees £a leurs deux extr¢emit¢es et al¢es¢ees axialement, sur toute la longueur, £a un diam£etre compris entre 50,8 et 76,2 mm (cette valeur d¢ependant du diam£etre ext¢erieur).
Le m¢etal de d¢epart est constitu¢e par un lingot octogonal de 10 t, de section moyenne 60 dm <2> environ (les poids extr¥emes de lingot correspondant au plus petit et au plus grand diam£etres sont respectivement de 3,5 et 10 t environ).
Ce lingot est tout d'abord chauff¢e dans un four £a gaz £a une temp¢erature comprise entre 1240 et 1280 DEG C pendant une dur¢ee comprise entre 16 et 24 heures.
Le lingot ainsi rendu homog£ene en temp¢erature est alors d¢efourn¢e et soumis £a une premi£ere transformation thermom¢ecanique consistant en une op¢eration d'¢ebauchage par ¢etirage £a la presse (presse de 4500 t), permettant d'obtenir une ¢ebauche octogonale de 290 mm sur plats.
Cette op¢eration, dont la dur¢ee est d'une heure environ, doit n¢ecessairement aboutir £a une barre octogonale dont la longueur est inf¢erieure £a 6 m afin d'appliquer ult¢erieurement un corroyage minimum de 1,5 sur le produit fini.
Apr£es ¢ebauchage, on ¢elimine les deux extr¢emit¢es du lingot (soit environ 15 % du poids total) et on coupe en deux longueurs le restant de la barre.
Les deux tron©cons ainsi coup¢es sont pos¢es £a terre et refroidis jusqu'£a temp¢erature ambiante. On fabrique alors deux masses-tiges £a partir de ces deux ¢ebauches octogonales de 290 mm, chacun d'une longueur voisine de 5,8 m.
A cet effet, on op£ere une seconde transformation thermom¢ecanique, d¢ebutant par un second chauffage jusqu'£a une temp¢erature (dans le cas de cet exemple) de 980 £a 1000 DEG C, la temp¢erature ¢etant fonction de la section de l'¢ebauche et du diam£etre de la pi£ece £a fabriquer. Ce chauffage est effectu¢e dans un four £a gaz pendant 8 heures environ, afin d'obtenir une temp¢erature homog£ene sur toute la longueur de la barre et sur toute l'¢etendue de la section.
Les deux ¢ebauches sont alors soumises, en une seule op¢eration, £a un forgeage rapide en ¢etampes avec dressage simultan¢e sur la presse de 4500 tonnes, ceci permettant d'obtenir une barre d'environ 230 mm de diam£etre et 10 m de longueur. La barre est retourn¢ee en fin d'op¢eration pour forger la partie extr¥eme auparavant tenue dans les mors. Pendant cette op¢eration, la temp¢erature baisse en peau jusqu'£a 750 DEG C.
La barre est alors pos¢ee £a terre, refroidie le plus rapidement possible, puis le dressage est parachev¢e.
Les op¢erations de formage thermom¢ecanique sont alors termin¢ees.
On peut d£es lors proc¢eder aux op¢erations d'usinage final comportant, de fa©con en elle-m¥eme classique, la mise en longueur, le dressage des faces et le forage de l'al¢esage £a 71,4 mm de diam£etre, ces diff¢erentes ¢etapes ¢etant assorties de contr¥oles interm¢ediaires et finals.
Les masses-tiges ainsi r¢ealis¢ees se sont r¢ev¢el¢ees parfaitement conformes aux exigences de r¢esistance £a la corrosion aussi bien qu'£a celles de tenue m¢ecanique.
Pour ¢evaluer la r¢esistance £a la corrosion sous contrainte, on a pr¢elev¢e des ¢eprouvettes sur des masses-tiges fabriqu¢ees industriellement comme indiqu¢e ci-dessus.
En ce qui concerne la corrosion intergranulaire, les ¢eprouvettes de corrosion pr¢elev¢ees et plac¢ees dans un milieu sulfocuprique bouillant (essai selon ASTM A 262) n'ont montr¢e aucun d¢ebut de corrosion intergranulaire.
En ce qui concerne la corrosion sous contrainte, une ¢eprouvette en anneau (¢eprouvette C-Ring selon ASTM G 38) a ¢et¢e sollicit¢ee soit en d¢eformation constante soit en sollicitation constante et plac¢ee dans des milieux d'essais propres £a provoquer la corrosion sous contrainte, dont le plus classique est un milieu CL2Mg, 6H2O 44% bouillant £a 154 DEG C (essai selon ASTM G 36), ou encore en milieu d'essai £a la corrosion diff¢er¢ee par l'hydrog£ene, dont le plus courant est un milieu ClNa £a 50 g/l tamponn¢e par l'acide ac¢etique glacial £a pH 3 et satur¢e par H2S £a temp¢erature ambiante (essai selon NACE TM 01-77).
Les ¢eprouvettes, contraintes jusqu'£a des sollicitations ¢egales £a 80% de la limite ¢elastique Ep 0,2 n'ont montr¢e aucune rupture apr£es 720 h d'essai, ces essais ayant d'ailleurs m¥eme ¢et¢e prolong¢es sans autres cons¢equences jusqu'£a 1000 h.
En ce qui concerne les caract¢eristiques m¢ecaniques, celles-ci sont conformes aux minima impos¢es figurant dans les SPEC 7 de l'API, £a savoir : pour des ¢eprouvettes futures dans le sens longitudinal une limite ¢elastique Ep 0,2 £a la traction sup¢erieure £a 760 MPa pour les diam£etres compris entre 79 et 175 mm et £a 690 MPa pour les diam£etres compris entre 178 et 254 mm. La r¢esistance est toujours sup¢erieure £a 830 MPa, l'allongement sup¢erieur £a 13 %.