Title:
MANICURE TABLE
Kind Code:
B1
Abstract:
Abstract not available for EP0482193
Abstract of corresponding document: WO9117682
The manicure table is shaped in such a way that the client and the manicurist are not located opposite each other on one axis but rather at an angle to each other. The surface (1) of the table comprises an indent (2) where the client sits and at least one second indent (3) for the manicurist. This arrangement means the distance between the two persons is halved in comparison to a standard table, yet each person has ample leg-room.

Inventors:
Caporrella, Catherine (Les Vignettes, Montana-Vermala, CH-3962, CH)
Application Number:
EP19910920991
Publication Date:
11/15/1995
Filing Date:
05/10/1991
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Assignee:
Caporrella, Catherine (Les Vignettes, Montana-Vermala, CH-3962, CH)
International Classes:
(IPC1-7): A47B13/10; A45D29/00; A45D44/02
Foreign References:
DE477917C
FR2230156A
GB1160372A
3267881Beautician's module and method of making same
3784270MANICURE TABLE
4329002Manicure table
Attorney, Agent or Firm:
Ganguillet, Cyril (ABREMA Agence Brevets & Marques Ganguillet & Humphrey Rue Centrale 5 C.P. 2065, Lausanne, CH-1002, CH)
Claims:
1. Table comprising a table top surface and legs, the top surface having a shape which is similar on the whole to that of a rainbow, characterized by the fact that the width of the top surface, in one area at least, is comprised between 20 and 60 cm, the inner longitudinal edge of the table describing a circular arc, or a shape approximating this, the radius of which is comprised between 30 and 60 cm, the table having, on the outer longitudinal side of the table, at least one indent in the shape of a circular arc, or a shape approximating this, its radius being comprised between 20 and 40 cm, the centre of this indent not being situated on the median line of the table.

2. Use for manicure purposes of a table comprising a table top surface and legs, the top surface having a shape which is similar on the whole to that of a rainbow, the width of the top surface, in one area at least, being comprised between 20 and 60 cm, characterized by the fact that the client sits on the inner longitudinal side of the table whereas the manicurist sits on the outer longitudinal side of the table, without facing the client.

Description:

La présente invention se rapporte à une table pour la manucure.

Les soins des mains et plus particulièrement des ongles ont longtemps été considérés comme des activités ou services accessoires à la coiffure proprement dite.

L'opératrice, effectuant la manucure dans les conditions classiques, se trouvait assise sur un tabouret et le client ou la cliente avait simplement les mains posées sur des tablettes généralement amovibles fixées aux accoudoirs de son siège.

Les soins des mains et des ongles ont progressivement pris une importance propre, les clients ayant pris l'habitude de demander des rendez-vous pour ces opérations seulement, c'est-à-dire sans qu'elles soient forcément accompagnées d'une coupe de cheveux ou d'une mise en plis.

Les exploitants de salons de coiffure ont ainsi été amenés à aménager dans leur salon un endroit exclusivement voué à ces soins. La dissociation de plus en plus marquée entre la coiffure et les soins des mains et des ongles a logiquement aboutit à l'apparition de salons exclusivement réservés aux soins des mains et des ongles. Au cours de cette même évolution, la gamme des produits et instruments utilisés s'est également étoffée et n'a plus rien à voir avec le matériel portable qui était connu autrefois.

Qu'il s'agisse d'un salon entièrement voué à la manucure ou d'un espace réservé à cette fin dans un salon de coiffure, l'équipement mobilier se résume à une table de travail rectangulaire. Cette table se présente le plus souvent sous la forme d'un petit bureau à deux corps, dans lesquels prennent place le matériel et les instruments. La largeur du plateau de la table de travail est en général de 60 cm. La cliente et l'opératrice prennent place d'un côté et de l'autre de la table et doivent loger leurs jambes dans l'intervalle qui se situe entre les deux corps du bureau. Cet exercice est d'autant plus difficile que la largeur de la table est, par nécessité, relativement faible, comme on l'a dit. Il y a ainsi contradiction dans la mesure où la cliente et l'opératrice souhaiteraient être plus écartées l'une de l'autre pour disposer de plus de place pour leurs jambes, mais la nature du travail implique le contraire.

Comme on peut le comprendre aisément, le confort de la cliente doit primer sur celui de l'opératrice et c'est par conséquent en fonction de la position des jambes de la cliente que l'opératrice disposera les siennes, que cela lui convienne ou non.

Pour bien comprendre les multiples inconvénients qui découlent du mobilier utilisé actuellement, il convient de décrire la manière dont travaille l'opératrice. Dans cette courte description, on suppose que l'opératrice est droitière. Elle tient dans sa main gauche la main de la cliente. L'opératrice est assise sur le bord de son siège et se penche en avant. Son avant-bras gauche repose sur la table et lui sert d'appui. Le bras droit doit être libre et dégagé pour pouvoir travailler et manier l'instrument, la lime principalement, dans toutes les orientations nécessaires.

La position de travail usuelle a ainsi les caractéristiques suivantes: dos voûté; importante torsion du haut du corps vers la droite; appui sur le seul bras gauche, c'est-à-dire excentré et non symétrique; mouvement du bras droit sans contre-appui, engendrant une crispation et un blocage du haut du corps dans une position on ne peut plus malsaine.

A l'évidence, personnne ne peut soutenir longtemps une telle position de travail durant huit heures par jour sans connaître de graves problèmes à la colonne vertébrale. Les douleurs qui découlent du maintien de cette position deviennent rapidement insupportables et conduisent les opératrices à restreindre leur activité, volontairement ou sur avis médical. L'abandon pur et simple de la profession est aussi d'actualité à plus ou moins long terme.

Il existe, dans l'état de la technique une proposition de table spécifiquement destinée à la manucure. Il s'agit de la table faisant l'objet du document US-A-4,329,002. Cette table a un plateau de forme rectangulaire et la cliente et l'opératrice se font face. Cette table représente exactement une source exemplaire des inconvénients largement exposés ci-dessus. On notera cependant que la largeur du plateau de cette table est proportionnellement inférieure à celle de tables usuelles sans destination particulière. Le fait que la table en cause soit montée sur des roulettes, qu'elle comporte un dispositif d'éclairage et qu'il y ait un support pour la main de la cliente ne joue aucun rôle dans la position respective de la cliente et de la manucure qui est, comme on l'a dit, la source principale des inconvénients mentionnés. On peut donc retenir que, selon l'état de la technique, seule une largeur du plateau, inférieure à l'ordinaire, est suggérée dans ce document.

Le document US-A-3,267,881 propose une table, comportant un plateau en forme de banane, qui constitue un élément de base d'un assemblage modulaire destiné à améliorer l'utilisation de l'espace disponible dans les salons de coiffure. L'assemblage modulaire en forme de serpent ondulé permet aussi une meilleure utilisation des appareils tels que casques de séchages, dont une unité peut être mise en commun entre deux éléments de l'assemblage modulaire et servir alternativement pour deux places de travail voisines. La grandeur des éléments de base est choisie pour offrir des espaces de travail confortables permettant non seulement au coiffeur de faire son travail, mais permettant aussi à une manucure de prendre place sur un siège d'appoint au côté de la cliente. Il s'agit là en fait d'une disposition traditionnelle et probablement révolue. En effet, la séance de manucure est, dans ce contexte, parfaitement accessoire de la coiffure et rien n'est fait pour faciliter le travail de la manucure ni pour lui apporter le moindre confort dans ses conditions de travail. La manucure est assise à proximité immédiate de la cliente et aucun élément de support, aucune table, ne les sépare. En fait, la table proposée dans ce document, et l'assemblage modulaire auquel elle peut donner lieu, n'interviennent en rien dans le travail de la manucure, celle-ci reste du même côté de la table que la cliente de sorte que la position de la manucure serait exactement la même s'il n'y avait pas de table du tout et a fortiori quelle que soit la forme de la table. Le document US-A-3,267,881 montre certes une table en forme de banane, mais il ne prévoit ni ne suggère aucun lien entre cette forme et le travail d'une manucure, tout au contraire prévoit-il le maintien pur et simple de la position de travail traditionnelle et de ses inconvénients.

Le but de la présente invention est de proposer une table pour la manucure qui permet par ses caractéristiques constructives de remédier à l'ensemble des inconvénients mentionnés plus haut. Un second but de la présente invention est de proposer l'utilisation, pour la manucure, d'une table présentant les caractéristiques indispensables pour permettre d'éliminer les dits inconvénients.

La table pour la manucure selon l'invention est décrite dans la revendication 1.

La description qui suit s'appuie sur le dessin où:

la figure 1
illustre la table pour la manucure selon l'invention, vue de dessus, et montre plus particulièrement la forme de son plateau;
la figure 2
montre, de dessus, la table pour la manucure selon l'invention et indique l'emplacement des sièges, ainsi qu'un exemple d'emplacement possible des pieds de la table;
la figure 3
montre la table pour la manucure selon l'invention, vue de face, les pieds de la table étant supposés dans la même configuration qu'à la figure précédente.

Sur la figure 1, on distingue le plateau 1 de la table. Ce plateau peut être réalisé dans n'importe quel matériau couramment utilisé dans l'industrie du meuble; de préférence avec une surface permettant un lavage facile. Le plateau 1 comporte une première découpe 2, destinée à accueillir la cliente. Cette découpe est ici pratiquée selon un arc de cercle dont le rayon r2 est d'environ 50 cm. La cliente est installée dans un fauteuil de manière à se trouver dans l'axe AA'; le plan de ses épaules est ainsi perpendiculaire à l'axe AA'. Mesurée selon l'axe AA', la largeur du plateau 1 est d'environ 40 cm. Une deuxième découpe 3, pratiquée ici selon un arc de cercle dont le rayon r3 est d'environ 27 cm, est destinée à accueillir l'opératrice. Le centre du cercle relatif à la deuxième découpe 3 est placé sur l'axe BB'; l'opératrice prenant place sur un siège de sorte que le plan de ses épaules soit perpendiculaire à l'axe BB'. Le centre du cercle selon lequel est effectuée la découpe 3 se trouve placé à 105 cm du point d'intersection entre les axes AA' et BB'. Mesurée selon l'axe BB', la largeur du plateau est d'environ 30 cm.

Dès l'instant où les axes AA' et BB' forment entre eux un angle α d'environ 20° au moins, le problème de la confrontation des jambes entre cliente et opératrice est résolu. Cependant, c'est avec un angle α d'une valeur de 35° à 40° que la disposition paraît, à l'usage, être optimale. Dans la figure 1, l'angle α représenté a une valeur de 38°.

Comme on l'aura déjà relevé, les indications qui précèdent décrivent la partie droite de la table. Cette disposition permettrait à l'opératrice d'effectuer son travail sur la main droite de la cliente. On pourraît imaginer que la cliente pivote de 90° vers la droite de manière à présenter sa main gauche à l'opératrice. Cependant, elle se trouverait ainsi placée sans support pour son autre main, dans le vide en quelque sorte, et c'est la raison pour laquelle il est prévu que la table puisse être symétrique par rapport à l'axe AA'; l'ensemble des indications données ci-dessus pour l'un des côtés valent évidemment pour l'autre côté. La forme symétrique de la table est également souhaitable pour une simple question d'esthétique.

La disposition des pieds qui supportent la table procède simplement de la logique. On dispose d'une entière liberté pour choisir l'emplacement et le nombre des pieds de la table, pour autant bien sûr qu'on ne les dispose pas précisément aux endroits où la cliente et l'opératrice placent respectivement leurs jambes. Un exemple mettant en jeu six pieds 4 est donné à la figure 2, sur laquelle on reconnaît aussi le fauteuil de la cliente et les sièges destinés à l'opératrice, respectivement aux opératrices, s'il y en a deux.

Les pieds de la table sont prévus pour être réglables en hauteur, ainsi qu'on peut le voir à la figure 3. Le réglage de la hauteur de la table vise d'une part à éviter que la table soit bancale en raison d'irrégularités du sol et d'autre part à permettre à l'opératrice d'adapter la hauteur de la table selon sa taille et ses préférences.

Il convient d'insister particulièrement sur le fait que la forme générale de la table, telle que décrite ci-dessus, doit être considérée dans ses grandes lignes. Les dimensions indiquées ou le détail des formes peuvent être très librement modifiés, pour autant que l'effet recherché soit présent, à savoir la disposition de la cliente et de l'opératrice selon deux axes distincts. Dans cette perspective, l'existence des découpures 3 destinées à l'opératrice n'est pas indispensable. On peut en effet réaliser un plateau en forme d'arc-en-ciel, d'une largeur d'environ 30 cm. L'intérieur de l'arc correspond alors à la découpure 2 et l'opératrice peut prendre place en n'importe quel endroit le long du côté extérieur du plateau. Une telle réalisation comporterait cependant deux inconvénients au moins. En premier lieu, même si l'opératrice n'a plus a soutenir son poids sur l'un de ses bras, il reste utile qu'elle puisse simplement reposer l'avant bras jusqu'au coude, afin d'éviter d'avoir à le maintenir par un effort. Le caractère enveloppant des découpes 3 permet justement la création de ces surfaces de soutien. En second lieu, le rangement des instruments et produits reste nécessaire. C'est pourquoi une forme proche de celle illustrée dans les figures est souhaitable, car elle offre plusieurs possibilités d'agencer sous la table des petits meubles de rangement. Finalement, des dispositifs d'éclairage direct du champ de travail sont utilisés. Les surfaces laissées par l'empreinte des découpes permettent précisément de fixer les dispositifs d'éclairage à la table sans gêner le travail. La forme illustrée dans les figures décrit en fait deux postes de travail fixes, ce qui évite de devoir régler répétitivement l'emplacement de l'éclairage, comme ce serait probablement le cas avec une table en forme d'arc-en-ciel.

Pour apprécier pleinement l'influence de la forme donnée à la table selon l'invention, il convient de reprendre les positions respectives de la cliente et de l'opératrice pour les comparer avec celles qu'elles avaient auparavant.

La cliente se trouve installée confortablement dans un fauteuil et peut parfaitement s'appuyer au dossier de celui-ci. Ses jambes peuvent être allongées vers l'avant sans obstacle. Bien qu'en théorie au moins la recherche d'une position confortable de la cliente ait toujours été recherchée, on peut noter que par le passé la cliente devait malgré tout se pencher pour tendre la main soignée, ce qui la conduisait assez rapidement à s'accouder sur son autre bras pour trouver un appui. Avec la table selon l'invention, la cliente n'a aucun effort à faire pour tendre sa main vers l'opératrice, elle peut tout simplement laisser reposer ses avant-bras sur le plateau de la table.

Comme on l'a dit au début de cette description, c'est la position de l'opératrice qui donnait lieu aux inconvénients les plus nombreux et les plus importants. Les particularités de la table selon l'invention permettent à l'opératrice d'adopter une position assise dans laquelle son dos peut être vertical. En effet, ses jambes disposant de tout l'espace nécessaire, l'opératrice peut se rapprocher de la table et n'a donc plus besoin de se pencher en avant. Elle peut ainsi recourir utilement à une chaise de travail munie d'un dossier soutenant la colonne vertébrale et rester en permanence appuyée contre ce dossier alors que cela n'était absolument pas possible auparavant. Elle est aussi libre d'adapter la hauteur de son siège comme elle l'entend. En effet, le choix de la hauteur du siège n'est plus déterminé, même en partie, par la nécessité de se pencher en avant pour surplomber le travail, car la largeur de la table, à cet endroit au moins, est diminuée de moitié par rapport aux tables conventionnelles. N'étant plus penchée en avant, l'opératrice peut tenir la main de sa cliente sans devoir également prendre appui sur l'avant-bras concerné. La position verticale du dos de l'opératrice a pour conséquence que son bras de travail dispose, sans aucun effort, d'une entière liberté d'action.

L'opératrice peut ajuster l'orientation de son siège de manière à trouver exactement la position qui lui convient pour l'opération qu'elle doit exécuter. Finalement, la main de la cliente est relativement proche du corps de l'opératrice de sorte qu'il suffit à celle-ci d'incliner légèrement la tête pour surplomber parfaitement son travail.

Les explications qui précèdent soulignent dans le détail les avantages de la table selon l'invention. On peut cependant résumer les avantages essentiels en indiquant que la table selon l'invention offre à la cliente une position confortable alors que, dans le même temps, elle offre à l'opératrice une position de travail parfaitement saine.

La symétrie de la table par rapport à son axe central décrit deux postes de travail que peut occuper successivement la même opératrice pour soigner la main droite, puis la main gauche de sa cliente, ou inversement. Cependant cette particularité permet aussi à deux opératrices de travailler simultanément. Il s'agit sans doute d'un avantage mineur par rapport à l'ensemble des avantages déjà cités. On notera pourtant que, dans cette dernière hypothèse, la durée de la séance est réduite de moitié.





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