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L'invention concerne un dispositif de serrage et de fermeture d'une chaussure de ski en matière plastique ; elle se rapporte également aux chaussures de ski à entrée arrrière équipées de la sorte.
Comme on le sait, une chaussure de ski comprend essentiellement :
Bien que largement diffusées, ces chaussures de ski présentent l'inconvénient de ne pas toujours être faciles à utiliser, notamment par des enfants ou des femmes, plus particulièrement au froid, en raison de la préhension difficile des moyens de serrage. D'autre part, l'utilisation est également rendue difficile par la complexité du mode d'emploi (plusieurs leviers, boutons..).
On connait depuis peu une chaussure à entrée arrière du type en question présentant une bonne rigidité latérale et qui comprend un cavalier de renfort latéral rigide en forme de U, dont les deux branches sont disposées sur chaque face latérale de la coque et sont, en position verrouillée, orientées dans une direction générale sensiblement parallèle à celle du tibia, le haut des branches latérales étant relié par une portion de raccordement en forme de gouttière, afin d'épouser une partie du bas de la jambe. Dans une forme de réalisation avantageuse, l'extrémité inférieure libre des deux branches latérales du cavalier est articulée sur le bas du collier arrière.
Dans le document EP-A-0 053 340, on a décrit une chaussure à entrée arrière du type en question, dans laquelle le collier est formé de plusieurs parties et dont la fermeture est effectuée de manière manuelle au moyen d'un câble unique actionné par le levier placé à l'arrière de la chaussure. Ce type de chaussure, bien que satisfaisant pour la pratique du ski, nécessite une intervention manuelle lors de la fermeture et ne permet pas d'obtenir un serrage progressif.
L'invention vise un dispositif de fermeture et de serrage de ce type de chaussure de ski avec un cavalier faisant office de boucle, qui soit facile à actionner, fiable, et permette d'assurer un serrage progressif en un seul mouvement par l'intermédiaire d'un circuit de câble simplifié.
Ce dispositif de fermeture et de serrage d'une chaussure de ski comprend :
Cette chaussure de ski se caractérise :
De la sorte, lors de l'opération de fermeture, par action sur le cavalier, le collier bascule pour se mettre en place par action du doigt coulissant sur la rampe. Grâce au bras rigide reliant coque et levier, le levier caractéristique bascule autour de son axe vers le bas en maintenant ainsi le câble tendu, cela assure l'opération de fermeture. En continuant le mouvement, le levier vient ensuite prendre appui sur la rampe prévue à cet effet à l'intérieur de la portion de raccordement des branches du cavalier pour être ainsi basculé complètement vers le bas et vers l'avant de la coque, ce qui assure alors le serrage du bas du collier sur le bas de la jambe.
Avantageusement, en pratique :
La manière dont l'invention peut être réalisée et les avantages qui en découlent ressortiront mieux de l'exemple de réalisation qui suit, à l'appui des figures annexées.
La figure 1 est une représentation sommaire en coupe d'une chaussure de ski ouverte à entrée arrière conforme à l'invention.
La figure 2 est une représentation éclatée sommaire des parties essentielles de la chaussure, à l'exclusion de l'ensemble spécifique de fermeture.
La figure 3 est une représentation sommaire de ce dispositif caractéristique de fermeture.
Les figures 4,5 et 6 montrent la chaussure selon l'invention en position intermédiaire, respectivement basse (figure 4), haute (figure 5), fermée (figure 6).
La chaussure de ski selon l'invention comprend essentiellement (voir figure 2) :
De manière connue, la chaussure conforme à l'invention comporte un collier articulé pouvant pivoter vers l'arrière réalisé en deux parties, respectivement une manchette avant (15) dont le bas de la face avant (16) est disposé au dessus du cou de pied (3). Cette manchette avant (15) coopère de manière connue avec une manchette arrière (20) qui, selon une caractéristique de l'invention, présente de part et d'autre de la coque (1) un prolongement désigné par la référence générale (21). Selon une autre caractéristique de l'invention, la manchette arrière (20) est articulée de part et d'autre du niveau de son prolongement (21), et plus précisément autour d'un axe (22) disposé dans la semelle (7) de la coque à hauteur de la voute plantaire.
Selon une troisième caractéristique de l'invention, la manchette avant (15) est articulée en (23) sur le prolongement (21) de la manchette arrière (20), cet axe (23) étant disposé en avant des malléoles.
La chaussure comprend également un cavalier désigné par la référence générale (30), articulé sur le prolongement (21) de la manchette arrière (20) autour d'un axe (31) disposé en arrière des malléoles. Selon une caractéristique de l'invention, l'extrémité inférieure (32) de chaque branche (33) du cavalier, présente de part et d'autre de la coque un doigt (34) destiné à prendre appui sur la rampe caractéristique (10). En outre, l'intérieur de la portion de raccordement (35) arrière en forme de U du cavalier (30), présente une deuxième rampe (36) inclinée (37) vers le bas et à l'avant de la chaussure, et se terminant par un crochet (38).
Selon une autre caractéristique essentielle de l'invention (voir figure 3), la manchette arrière (20) présente à l'arrière et en son milieu (25) un axe (26) sur lequel vient s'articuler un levier désigné par la référence générale (40), dans lequel est ménagée une lumière (41) où vient se loger et coulisser l'extrémité (42) d'un bras rigide (43), par exemple en acier, articulé à son autre extrémité (44) autour d'un axe (45) disposé sur la coque (1) au niveau du calcanéum (6).
Un câble (50) d'usage courant pour ces applications est fixé par ses extrémités en (51) et (51') sur la manchette avant (15), et passe en (52) à l'extrémité libre du levier (40) en passant sur des renvois d'angle (53) ménagés à cet effet dans la manchette arrière (20).
La chaussure comporte également de manière connue des organes de tenue du pied et du talon dans la coque, non représentés.
Lorsque la chaussure est en position ouverte (figure 1), le cavalier (30) est basculé vers le bas autour de l'axe (31), le doigt (34) est en position avancée le plus possible vers la pointe (2) sur la rampe (10) ; le collier est en position basculée vers l'arrière.
Lorsque le skieur a chaussé et veut fermer la chaussure, il pousse le cavalier (30) vers l'avant et vers le haut. Ce faisant, le cavalier pivote sur son axe (31) et le doigt (34) monte sur la première portion de rampe (11) par effet de levier. Cela a pour effet d'entraîner en pivotement la manchette arrière (20) autour de l'axe (22) par suite du déplacement de l'axe (31) vers le haut. Pendant ce mouvement, le bras (43) rigide de longueur constante exerce un effort sur le levier (40), ce qui le fait basculer vers le bas autour de son axe (26) ; ce qui a pour effet de maintenir tendu le câble (50) (voir figure 4). Lorsque le collier (10) arrive en position haute, c'est-à-dire lorsque le doigt (34) arrive sur le pic (12) de la rampe (10) l'extrémité (52) du levier (40) par lequel passe le câble souple (50), touche la portion de raccordement (35), (voir figure 5).
Il importe que l'angle β (voir figure 5) formé entre l'axe du levier (40) et cette portion de raccordement (35) soit inférieur à 90°, pour dépasser le point d'équilibre et pouvoir continuer son mouvement.
En continuant le mouvement sur le cavalier (voir figure 6), l'extrémité libre (54) du levier (40) dans lequel passe le câble (50), coulisse le long de la rampe (36,37) jusqu'à venir se loger dans le crochet (38). Il importe, que dans cette position le câble (50) vienne en dessous de l'axe d'articulation (26) du levier sur l'arrière de la manchette arrière (20), pour assurer l'irréversibilité de cette position.
Lorsque l'extrémité (46) du levier (40) est dans le crochet caractéristique (38), le cavalier est auto-verrouillé et est maintenu dans cette position.
Si dans l'exemple de réalisation préféré décrit, le collier est réalisé en deux parties, il va de soi que sans sortir du cadre de l'invention, ce collier peut être également réalisé en une seule partie articulée vers l'arrière. Dans ce cas, le câble (50) entoure le bas de la jambe par dessus les rabats du collier.
La chaussure est donc parfaitement fermée et serrée sur le bas de la jambe du skieur.
Cette disposition simple à fabriquer, se caractérise par une plus grande ouverture, un circuit de câble (50) simplifié et surtout, elle autorise par un mouvement unique une bonne fermeture et un parfait serrage.