| WO/1986/004384A | DEFORMED BAR FOR ADHESION AND APPLYING TENSION | |||
| WO/1990/008867A | CONCRETE REINFORCEMENT BARS AND COUPLINGS THEREBETWEEN | |||
| DE1784807A | ||||
| DE3122874C | ||||
| DE8803649U | ||||
| FR2166317A | ||||
| FR2207232A | ||||
| FR2558904A | ||||
| FR2626600A | ||||
| NL8301358A | ||||
| 3415552 | Splicing metallic reinforcing rods with a threaded coupling sleeve | |||
| 4362423 | Coupling for coil-thread rebar |
L'invention est relative à des perfectionnements apportés aux liaisons mécaniques de ronds à béton. Elle concerne une liaison mécanique de ronds à béton, un manchon de liaison permettant la mise en oeuvre de la dite liaison ainsi qu'un procédé de réalisation d'une telle liaison.
Elle trouvera notamment son application dans le domaine de la construction des bâtiments, d'éléments ou d'édifices en béton.
Dans un tel domaine, il est courant d'utiliser des liaisons mécaniques pour lier des ronds à béton afin de pouvoir assurer la transmission de l'effort de traction de façon continue.
Par exemple, le document FR-2.626.600 propose une telle liaison mécanique de ronds à béton, dans laquelle les ronds à béton à fixer comportent au moins une extrémité filetée destinée à être insérée dans un manchon taraudé de liaison afin de permettre une liaison sensiblement coaxiale des deux ronds à béton.
Selon le brevet précité, la liaison est remarquable par le fait que l'extrémité du rond à béton à liaisonner est renforcée par un refoulement réalisé à froid, ce qui permet d'augmenter la résistance à la traction de la dite extrémité.
La présence de ce refoulement permet d'obtenir une section du rond à béton au niveau du fond de filet de l'extrémité filetée au moins égale ou supérieure à la section courante du rond à béton raccordé. Une telle réalisation donne de bons résultats tant sur le plan de la résistance mécanique que sur le plan du coût de revient, ceci découlant d'une part d'une mise en oeuvre aisée et d'autre part d'un gain de matière.
Cela étant, la liaison mécanique filetée est intéressante mais nécessite dans certains cas la réalisation d'un manchon à double filetage, l'un à droite, l'autre à gauche, afin d'autoriser la liaison sans être obligé de devoir déplacer en rotation l'un des ronds à béton.
Cela est impératif lorsque le raccordement d'un rond noyé dans le béton est à faire sur un rond coudé ou dont l'axe longitudinal n'est pas rectiligne, car il est alors matériellement impossible de mettre le rond en rotation autour de l'axe de la liaison.
C'est, par exemple, aussi le cas lorsqu'il s'agit de raccorder deux cages d'armatures formées chacune de ronds, disposés parallèles entre eux, et réunis par des épingles transversales.
S'il est envisageable de déplacer un seul rond au moment de la liaison, il devient totalement impossible dans de tels raccordements de prévoir la rotation même légère de ronds liés entre eux par les épingles.
C'est pourquoi, dans certains cas, les constructeurs utilisent des manchons sertis, dans lesquels on peut réaliser la liaison sans devoir mettre en rotation l'un des ronds.
Cette dernière technique utilise une douille dans laquelle sont enfilées les deux extrémités des ronds à béton, puis à l'aide d'un vérin et d'une presse, on vient sertir la douille sur les ronds à béton.
Toutefois, cette dernière technique est critiquée car elle présente des risques élevés de glissement du fait du sertissage difficilement contrôlable. En outre, sa mise en oeuvre est souvent mal aisée sur un chantier car il faut pouvoir intervenir avec un outillage de sertissage là où la liaison est à effectuer.
Par ailleurs, il est également à noter que dans le cas des liaisons de cages d'armatures, on constate quelquefois des différences de niveaux des extrémités des ronds à béton ainsi que des différences axiales entre les ronds dans deux cages successives. Ces deux imprécisions compliquent encore plus la liaison de telles cages.
On connaît également du document NL-A-8.301.358 un système de liaison de ronds à béton qui présentent des extrémités côniques, qui ne peuvent pas traverser de part en part le manchon, et qui posent de nombreux problèmes au niveau blocage et incertitude de serrage, qui résultent de l'effet de coin. En outre, la technique décrite n'est pas compatible avec des extrémités filetées cylindriques comme c'est le cas dans la présente demande.
Par ailleurs, on connaît du document "Béton-Kalender 1988", Ernst & Sohn, Berlin 190-193 l'existence de côtes sur les surfaces extérieures des ronds à béton. Cependant, ce document n'apporte pas de solution structurelle à une liaison de ronds à béton immobile en rotation.
Enfin, on connaît du document FR-A-2.207.232 une liaison mécanique de ronds à béton dans laquelle les extrémités des ronds à béton présentent des côtes ou nervures sur leur surface extérieure, mais non filetées. Cette liaison met en oeuvre un manchon constitué d'au moins cinq organes à savoir : un fourreau dont les extrémités sont filetées, deux écrous de serrage filetés extérieurement et côniques intérieurement, ainsi que deux douilles côniques, chacune en deux parties, de pentes opposées dont l'alésage intérieur correspond aux côtes ou nervures des extrémités des ronds à béton.
Il est à noter que la technique décrite dans ce document français nécessite un nombre important de pièces, un montage difficile à mettre en oeuvre, et surtout oblige d'effectuer un serrage séparé sur chacune des extrémités.
Le but de la présente invention est de proposer des perfectionnements aux liaisons mécaniques de ronds à béton afin qu'elles puissent pallier les inconvénients précités, en autorisant notamment la liaison de ronds à béton, positionnés l'un par rapport à l'autre, et totalement immobiles en rotation.
Un des buts de la présente invention est de proposer une liaison mécanique de ronds à béton qui reprennent notamment tous les avantages sur le plan de la résistance mécanique de celle décrite dans le document FR-2.626.600 et qui permette l'extension de cette technique à la liaison de cages d'armatures constituées de plusieurs ronds positionnés et immobilisés entre eux.
Cependant, les perfectionnements apportés à la liaison mécanique pourront être appliqués à la liaison de deux ronds à béton non tenus par les impératifs de rotation.
Selon la présente invention, la liaison mécanique de ronds à béton, qui trouvera notamment son application dans le domaine de la construction d'éléments en béton, pour raccorder au moins deux ronds à béton dans laquelle les ronds à béton comportent d'une part des côtes ou nervures sur leur surface extérieure, et d'autre part chacun au moins une extrémité filetée destinée à être insérée dans un manchon de liaison à taraudages, qui présente des moyens pour autoriser l'enfilage total de l'extrémité du premier rond à liaisonner au-travers du manchon, et pour autoriser la rotation du manchon autour de l'extrémité dudit premier rond, et simultanément son vissage, directement ou indirectement, sur l'extrémité du second rond à béton, lesdites extrémités desdits premier et second ronds étant placées sensiblement coaxialement, sensiblement bout à bout, lesdits moyens se présentant sous la forme d'un manchon portant un premier taraudage apte à être vissé, directement ou indirectement, sur l'extrémité dudit premier rond à liaisonner et un second taraudage apte à être vissé, directement ou indirectement, sur l'extrémité dudit second rond à béton, lesdits premier et second taraudages étant tels que d'une part au moins un des deux dits premier et/ou second taraudages présente une possibilité de rotation par rapport au manchon, pour permettre la liaison de ronds immobiles en rotation, et d'autre part qu'ils autorisent un débattement longitudinal de rattrapage du pas de filetage des deux dites extrémités, est caractérisée par le fait que ledit manchon est constitué par un seul fourreau d'alésage cônique, à l'intérieur duquel est prévue une seule douille cônique, constituée d'au moins deux demi-coquilles, dont la portée extérieure permet sa rotation et son blocage longitudinal par rapport au fourreau, et dont l'alésage intérieur présente lesdits premiers taraudages et seconds taraudages de pas inverse.
Le procédé de réalisation de liaisons mécaniques de ronds à béton selon la présente invention est caractérisé par le fait que :
A ce sujet, un des buts de la présente invention est de proposer un procédé de réalisation de liaison mécanique de ronds à béton, une telle liaison mécanique, ainsi que des ronds à béton et manchons l'autorisant, qui trouvera notamment son application dans le domaine de la construction d'éléments ou d'édifices en béton, dans lesquels on effectue la liaison de ronds à béton par filetage à l'aide de manchons taraudés de liaison, qui permettent de reprendre les avantages de la liaison objet du brevet principal, et qui combinent les avantages des liaisons serties traditionnelles sans en reprendre les inconvénients.
Cela étant, un des buts des perfectionnements de la présente invention est de proposer un procédé de réalisation de liaison mécanique de ronds à béton, et une telle liaison mécanique qui puissent être utilisés avec un rond déjà noyé dans le béton, et ce quelle que soit la configuration de l'autre rond à raccorder, la rotation totale des ronds n'étant pas nécessaire.
Toutefois, dans certains cas, même une légère rotation du rond à béton est impossible, tel que par exemple pour le raccordement de cages d'armatures.
Un autre but de la présente invention est de proposer un manchon de liaison mécanique de ronds à béton qui puisse s'appliquer à la jonction de tels ronds dont les extrémités sont filetées tout en autorisant cette liaison sans devoir mettre en rotation ces derniers.
Une application particulière du manchon de la présente invention se trouvera notamment dans la réunion de cages d'armatures dans lesquelles les ronds sont immobiles en rotation de par construction.
Par ailleurs, le manchon de la présente invention permettra de rattraper les niveaux différents des ronds à béton constituant ces cages ainsi que certains défauts d'alignement des ronds dans deux cages successives.
En outre, la présente invention permet la réalisation d'une liaison mécanique de ronds à béton dans laquelle le manchon, via les extrémités filetées des ronds à béton, transmet les efforts de compression. En effet, selon la liaison de l'invention, on peut placer les filets dans le sens de la traction.
Un autre but de la présente invention est de proposer un procédé de réalisation de liaisons mécaniques de ronds à béton qui soit particulièrement avantageux car il facilite le montage et permet d'éviter d'avoir recours aux manchons sertis et ainsi évite tous leurs inconvénients.
La présente invention propose également à cet égard un manchon de liaison et/ou un rond à béton permettant la réalisation d'une telle liaison mécanique de ronds à béton.
Le manchon de liaison de l'invention présente un premier taraudage apte à être vissé, directement ou indirectement, sur l'extrémité dudit premier rond à béton, ainsi qu'un second taraudage apte à être vissé, directement ou indirectement, sur l'extrémité dudit second rond à béton à liaisonner, lesdits premier et second taraudages étant tels que d'une part au moins un des deux dits premier et/ou second taraudages présente une possibilité de rotation par rapport au manchon, pour permettre la liaison de ronds immobiles en rotation, et d'autre part qu'ils autorisent un débattement longitudinal de rattrapage du pas de filetage des deux dites extrémités, caractérisée par le fait que ledit manchon est constitué par un seul fourreau d'alésage cônique, à l'intérieur duquel est prévue une seule douille cônique, constituée d'au moins deux demi-coquilles, dont la portée extérieure permet sa rotation et son blocage longitudinal par rapport au fourreau, et dont l'alésage intérieur présente lesdits premiers taraudages et seconds taraudages de pas inverse.
Par ailleurs, le procédé de réalisation de liaison de la présente invention utilise avantageusement, mais non obligatoirement, des ronds à béton dont les extrémités sont refoulées à froid et filetées, afin d'accroître la résistance de la liaison mécanique.
La présente invention sera mieux comprise à la lecture de la description suivante, qui n'est cependant donnée qu'à titre indicatif et qui n'a pas pour but de la limiter, accompagnée des dessins en annexe qui en font partie intégrante.
La figure 1 rappelle le principe de liaison de deux ronds à béton, selon le document FR-2.626.600.
La figure 2 montre schématiquement en coupe un mode de réalisation de liaison mécanique de ronds à béton selon la présente invention.
La figure 3 montre schématiquement en coupe un mode de réalisation de liaison mécanique de ronds à béton selon la présente invention.
La figure 4 montre schématiquement en coupe un mode de réalisation de liaison mécanique de ronds à béton selon la présente invention.
La figure 5 montre une vue de dessus de la liaison de la figure 2.
La figure 6 montre une vue de dessous de la liaison de la figure 2.
L'invention concerne des perfectionnements aux liaisons mécaniques de ronds à béton.
Plus précisément, l'invention vise une liaison mécanique de ronds à béton, un manchon de liaison autorisant la réalisation de ladite liaison, ainsi qu'un procédé de réalisation d'une telle liaison.
Les présents perfectionnements ont été développés particulièrement pour éviter de mettre en rotation les ronds à béton à liaisonner lors de la mise en oeuvre de ladite liaison. Toutefois, elle pourra s'appliquer également à la réalisation de liaison mécanique de ronds à béton dans laquelle il est possible de faire tourner lesdits ronds.
Rappelons que, selon le document FR-2.626.600, et comme illustrée à la figure 1, une liaison mécanique permet notamment d'assurer la fixation de deux ronds à béton 1 et 2, bout à bout, sensiblement coaxialement. Pour ce, on utilise un manchon taraudé 3 de liaison, apte à recevoir respectivement d'un côté l'extrémité filetée 4 d'un premier rond à béton 1, et de l'autre côté l'extrémité 5 d'un second rond à béton 2.
Bien qu'une telle liaison soit envisageable avec des ronds à béton dont les extrémités sont filetées directement dans la section nominale du rond, il pourra être avantageux, d'utiliser l'enseignement décrit dans le document précité FR-2.626.600 pour augmenter la résistance à la traction de la liaison, pour une même section nominale du rond à béton à raccorder.
Dans ce cas, on procède au renforcement des extrémités 4, 5 des ronds à béton 1, 2, de telle sorte que celles-ci soient plus résistantes que la partie centrale de la barre. Ainsi, lors du filetage, l'extrémité n'est pas fragilisée par rapport au diamètre nominal de la barre.
En particulier, si l'on repère par Φ la section nominale du rond à béton à raccorder, l'extrémité refoulée présentera alors un diamètre extérieur d 1 tel que la section du rond à béton au niveau du fond de filet d 2 soit au moins égale ou supérieure à la section nominale Φ, comme le montre particulièrement la figure 1.
Plus précisément, préalablement au filetage, on refoule à froid respectivement les extrémités 4 et 5 des ronds à béton 1 et 2 à liaisonner, ensuite, on réalise le filetage respectif des extrémités refoulées 4 et 5, selon des techniques de filetage tout à fait traditionnelles, notamment par taillage.
En ce qui concerne les filetages et taraudages, en fonction des différents modes de réalisation proposés ci-dessous, on utilisera soit deux filetages identiques, à droite ou à gauche, soit deux filetages inverses, l'un à droite et l'autre à gauche.
Jusqu'à présent, l'utilisation de filetages à pas inverses, l'un à droite et l'autre à gauche, était impérative si l'on voulait réaliser la liaison de deux ronds à béton sans imposer une rotation à ces derniers. Toutefois, il est à noter que, dans certains cas, il est impératif, comme rappelé précédemment, de faire effectuer une légère rotation d'un quart de tour ou d'un demi tour pour permettre la rotation simultanée du manchon sur les deux extrémités filetées pour rétablir la synchronisation des deux filetages.
La présente invention permet d'apporter une solution à ces inconvénients, ce qui permet également d'éviter d'avoir recours aux solutions de sertissage connues et critiquables.
Généralement, les ronds à béton 1, 2 présentent sur leur surface extérieure des côtes ou nervures qui créent ainsi des protubérances permettant l'immobilisation en translation du rond dans le béton lorsqu'il est noyé dans ce dernier.
De tels ronds à béton sont couramment utilisés et quelquefois formés ou cintrés mais sont également utilisés dans la réalisation de cages d'armatures constituées d'un assemblage de ronds à béton réunis et immobilisés entre eux par des épingles transversales. Aussi, lorsque l'on veut réaliser la liaison de deux ronds dans le prolongement l'un de l'autre, il est quasi impossible voire même impossible de mettre en rotation le rond à béton considéré.
C'est pourquoi, selon la présente invention, la liaison mécanique de ronds à béton, présente des moyens pour autoriser l'enfilage total de l'extrémité 4 du premier rond 1 à liaisonner au-travers du manchon 3, et pour autoriser la rotation du manchon 3 autour de l'extrémité 4 dudit premier rond à béton 1, et simultanément son vissage, directement ou indirectement, sur l'extrémité 5 du second rond à béton 2, lesdites extrémités 4, 5 desdits premier et second ronds 1, 2 étant placées sensiblement coaxialement, sensiblement bout à bout, et immobiles en rotation, comme le montrent particulièrement les figures 2 à 6.
Cette caractéristique de la liaison de la présente demande constitue un avantage car elle ne nécessite quasiment pas voire même plus de mouvement rotatif relatif des deux ronds.
Cela étant, la liaison mécanique de la présente invention, et plus précisément, lesdits moyens pour autoriser l'enfilage, puis ladite rotation, et le vissage, se présentent sous la forme d'un manchon 3 dont différentes variantes de réalisation sont illustrées aux figures 2 à 6 portant un premier taraudage 27; 37, apte a être vissé, directement ou indirectement, sur l'extrémité 4 dudit premier rond à liaisonner 1, et un second taraudage 28; 38, apte à être vissé, directement ou indirectement, sur l'extrémité 5 dudit second rond à béton 2.
En outre, lesdits premiers 27; 37, et second 28; 38, taraudages sont conçus au niveau du manchon tels que d'une part au moins un desdits premier et/ou second taraudages présentent une possibilité de rotation par rapport au manchon 3, et d'autre part qu'ils autorisent un débattement longitudinal de rattrapage du pas de filetage des deux dites extrémités 4, 5.
Grâce à cette disposition, on autorise le raccordement de deux ronds à béton totalement immobiles en rotation, le manchon 3 permettant alors de rattraper un éventuel défaut de synchronisme du pas des filetages des deux extrémités, et en outre de rattraper un décalage de niveaux entre les deux dites extrémités.
Une telle liaison permettra un raccordement de cages d'armatures dans lesquelles les ronds sont immobilisés en rotation entre eux dans la même cage et dont la rotation est impossible d'une cage par rapport à l'autre.
A titre d'exemple non limitatif, pour une liaison de ronds à béton haute adhérence HA50, on a exécuté le refoulement de l'extrémité 4 du premier rond à béton 1 de façon à ce que l'on puisse réaliser un filetage M56, tandis que l'on a réalisé sur le second rond à béton 2 un refoulement tel qu'on puisse y pratiquer sur son extrémité un filetage M64.
Cela étant, on pourra prévoir avantageusement, au moins une des extrémités 4 du premier rond à béton 1, préalablement renforcée par ledit refoulement, et prévue telle que ledit manchon 3 puisse être vissé totalement sur celle-ci, malgré la présence desdites côtes ou nervures.
Plus précisément, dans une variante de réalisation, le diamètre d 1 de refoulement de l'extrémité est tel que le diamètre d 2 de fond de filet du filetage de ladite extrémité 4 considérée soit supérieur ou égal au diamètre Φ du rond à béton sur cotes ou nervures.
Dans une autre variante de réalisation, au lieu de prévoir le diamètre de refoulement en fonction du diamètre du rond sur côtes, on réalise le filetage sur l'extrémité 4 refoulée, mais on prolongera également ce filetage sur au moins une partie des côtes ou nervures de l'extrémité dudit premier rond à béton 1. Ainsi, le rond à béton présentera à son extrémité le filetage de l'extrémité refoulée prolongé d'autant sur lesdites côtes ou nervures.
Cela étant, la présente invention propose divers modes de réalisation de liaison mécanique, illustrés aux figures 2-6.
Dans ce cas, le manchon 3 est constitué par un fourreau d'alésage cônique 29; 39, à l'intérieur duquel est prévue une douille 31; 41 en plusieurs parties côniques, dont la portée extérieure 33; 43 permet sa rotation et son blocage longitudinal par rapport aux fourreaux 29; 39 et dont l'alésage intérieur 32, 42 présente lesdits premier et second taraudages 27, 28; 37, 38, dans ce cas de pas inverse.
Un tel manchon comporte lesdits moyens pour autoriser l'enfilage total de l'extrémité 4 du premier rond 1 au-travers du fourreau 29; 39 ainsi qu'autoriser la rotation du fourreau 29; 39 autour de l'extrémité dudit premier rond 1 et simultanément son vissage, directement ou indirectement, sur l'extrémité 5 du second rond à béton 2. Dans ce cas, les extrémités des premier et second ronds sont placées sensiblement coaxialement, sensiblement bout à bout, et immobiles en rotation.
Par ailleurs, conformément à ce qui a été décrit ci-dessus, lesdits premier et second taraudages 27, 28; 37, 38 doivent présenter une possibilité de rotation par rapport au manchon 3 et permettre un débattement longitudinal de rattrapage du pas de filetage des deux dites extrémités 4 et 5.
Pour autoriser ceci, la douille 31; 41 cônique placée dans l'alésage cônique correspondant du fourreau 29; 39, est réalisée en plusieurs parties et se présente notamment sous la forme d'au moins deux demi-coquilles 31 1 et 31 2 ; 41 1 , 41 2 , aptes à être disposées de part et d'autre des extrémités 4 et 5 desdits premier et second ronds 1, 2 et à les enserrer lorsqu'elles sont placées dans le fourreau 29; 39, comme le montrent notamment les figures 5 et 6 dans le cas du mode de réalisation de la figure 2.
Lesdites demi-coquilles 31 1 , 31 2 ; 41 1 , 41 2 présentent une portée extérieure cônique complémentaire à la portée 33; 43 du fourreau 28; 39. En outre, lesdites demi-coquilles présentent à la partie intérieure, à chaque zone extrême un taraudage 35 1 , 35 2 , 36 1 , 36 2 , 45 1 , 45 2 , 46 1 , 46 2 .
En supposant que l'extrémité 4 du premier rond à béton soit filetée avec un pas à droite, ledit premier taraudage 27; 37 présentera donc un pas à droite et sera substantiellement constitué par un taraudage à droite sur chacune des demi-coquilles 35 1 , 35 2 , 45 1 , 45 2 . Dans ce cas, l'autre extrémité 5 du deuxième rond à béton présentera un filetage à gauche et ledit second taraudage 28; 38 sera substantiellement formé d'un taraudage à gauche prévu sur chaque demi-coquille 36 1 , 36 2 , 46 1 , 46 2 .
Lesdits taradauges des demi-coquilles présentent des caractéristiques techniques adaptées au filetage desdites extrémités afin de pouvoir se placer autour d'elles et constituer en quelque sorte un écrou pour les extrémités filetées.
A cet égard, les deux demi-coquilles 31 1 , 31 2 , 41 1 , 41 2 , sont espacées par un interstice 53, 57 et positionnées par des cales de rattrapage 54; 55; 56 autorisant le serrage des filets des deux demi-coquilles sur les filets des extrémités des ronds.
Une telle disposition permet la mise en place des demi-coquilles 31 1 , 31 2 , 41 1 , 41 2 , sur les extrémités 4, 5 des deux ronds considérés 1, 2 placés sensiblement coaxialement, sensiblement bout à bout et immobiles en rotation.
En effet, la présence d'un pas à droite et d'un pas à gauche permet d'augmenter ou de diminuer la distance entre les filets de la première extrémité et de la deuxième extrémité et quelle que soit leur synchronisation. Autrement dit, lorsque les extrémités sont positionnées en vis-à-vis, on place une demi-coquille 31 1 , 41 1 sur les extrémités 4 et 5 et on fait tourner la demi-coquille autour des extrémités pour trouver la position dans laquelle les filets 35 1 ; 45 1 coïncident avec ceux 27 ; 37 de l'extrémité 4 et les filets 36 1 ; 46 1 coïncident avec ceux 28 ; 38 de l'extrémité 5.
Ensuite, lorsque cette position est trouvée, on vient mettre en vis-à-vis l'autre demi-coquille 31 1 ; 41 1 et les cales de rattrapage 54; 55; 56. La douille 31 est alors constituée. Il est alors nécessaire de la solidariser sur les extrémités 4, 5 et pour ce, on vient l'enfiler dans le fourreau 29 ; 39 qui aura été préalablement enfilé autour de l'extrémité 4.
Pour autoriser le blocage des demi-coquilles dans le manchon, et par suite leur immobilisation en rotation et en translation, dans le cas des figures 2 et 3, les deux demi-coquilles 31 1 , 31 2 présentent en outre un filetage extérieur 40 apte a coopérer avec un taraudage correspondant prévu dans l'alésage du fourreau 29.
Par ailleurs, pour permettre le serrage de la liaison, la douille 31 et le fourreau 29 présentent des moyens de préhension indépendants, notamment constitués par des points de prise de tout type de clé, ces points de prise pouvant être constitués par des orifices ou des méplats.
Dans le cas de la figure 4, le blocage des demi-coquilles 41 1 , 41 2 dans le fourreau 39 est autorisé par la présence d'un écrou 50, apte à coopérer avec un filetage correspondant 51 prévu extérieurement au fourreau 39 qui lors de son vissage viendra agir sur les demicoquilles 41 1 et 42 2 pour les pousser vers l'intérieur du fourreau 39 et ainsi constituer un système à coins de serrage.
Dans le cas des figures 2 à 4, la détermination des différents pas de filetage est libre à l'exception des taraudages internes des demi-coquilles 35 1 , 35 2 , 36 1 , 36 2 ; 45 1 , 45 2 , 46 1 , 46 2 . En effet, pour une même douille, il faut de part et d'autre deux filetages à pas inverse : par exemple pas à droite pour le rond n° 1 et le filetage 34; 45 et pas à gauche pour le rond n° 2 et le filetage 36; 46.
Dans le cas des liaisons représentées aux figures 2, 3, 4, la mise en oeuvre est la suivante :
Naturellement, d'autres mises en oeuvre de la présente invention, à la portée de l'homme de l'art auraient pu être envisagées sans pour autant sortir du cadre des revendications.