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| FR2417166A | ||||
| FR89350E |
La présente invention est relative à un porte-monture de lunettes pour une machine à reproduire, dite copieur, apte à tailler un gabarit ou une lentille ophtalmique sous la commande d'un dispositif comportant un palpeur qui reconnait le contour intérieur des cercles d'une monture de lunettes.
On sait que le positionnement d'une monture sur la machine à copier doit être extrêmement précis afin que le gabarit ou le verre ophtalmique soit parfaitement centré par rapport au cercle de la monture.
On connait déjà différents dispositifs _ par exemple celui décrit dans FR-E-89350 _ pour la mise en place contrôlée d'une monture de lunettes sur une machine à reproduire. Les plus répandus de ces dispositifs comportent une plaque de base destinée à soutenir la monture et sur laquelle deux réglettes parallèles sont montées mobiles l'une par rapport à l'autre en se rapprochant et en s'éloignant, et des moyens pour immobiliser ces réglettes dans une position choisie. Une monture est disposée et serrée entre les réglettes qui sont alors immobilisées et l'ensemble est alors placé sur la machine dans une position fixée par des moyens complémentaires prévus sur ladite plaque et la machine.
Dans un tel dispositif, la monture doit être exactement immobilisée entre les réglettes, sans jeu, mais sans déformation, et les systèmes connus jusqu'à présent ne sont pas satisfaisants à cet égard.
En effet, avec un système de blocage par serrage mécanique des réglettes, lorsque celles-ci ont été amenées en contact avec la monture, un déplacement risque toujours de se produire, introduisant un jeu nuisible de la monture entre les réglettes, et par suite un défaut de précision.
Dans un autre système connu les réglettes sont sollicitées l'une vers l'autre par des moyens élastiques, c'est-à-dire un ressort, dont le degré de tension est fonction de la dimension de la monture: si la force du ressort peut assurer un serrage à peu près satisfaisant avec des montures de dimensions moyennes, ce serrage peut être insuffisant avec une petite monture - laissant ainsi subsister un jeu _ ou peut être trop fort avec une grande monture _ risquant de la déformer.
L'invention a pour but de remédier à ces inconvénients en fournissant un porte-monture de lunettes pour machine à copier comportant un système d'immobilisation perfectionné des réglettes.
Elle a pour objet à cet effet un porte-monture de lunettes pour machine à reproduire du type comportant une plaque de base, deux réglettes parallèles montées coulissantes sur ladite plaque de façon à se rapprocher ou à s'éloigner l'une de l'autre, et des moyens de centrage de la monture entre lesdites réglettes, caractérisé en ce que les réglettes sont fixées respectivement sur les brins parallèles opposés d'un câble formant une boucle autour de deux poulies espacées, l'une desdites poulies constituant un organe d'entraînement du câble et comportant des moyens de freinage.
Suivant une autre caractéristique de l'invention, lesdits moyens de freinage sont réglables et comprennent de préférence un organe élastique sollicitant ladite poulie axialement en contact avec un organe de friction.
La description qui va suivre, en regard des dessins annexés à titre d'exemples non limitatifs, permettra de bien comprendre comment la présente invention peut être mise en pratique.
En se référant tout d'abord à la figure 1, le porte-monture suivant l'invention comprend, comme connu en soi, une plaque de base 1 comportant quatre supports verticaux 2, 3, 4, 5 disposés aux angles d'un rectangle. Deux barres parallèles 6, 7 relient entre eux les supports 2, 4 et les supports 3, 5 respectivement, sur les largeurs du rectangle, les barres 6 et 7 étant fixées sur leurs supports respectifs à des hauteurs différentes dans un plan vertical perpendiculairement à la plaque 1, comme représenté à la figure 2.
Une première réglette 8 est montée coulissante sur les barres 7 entre les supports 2, 3 et 4, 5, et une seconde réglette 9 est montée coulissante sur les barres 6.
Pour assurer un coulissement doux des réglettes 8, 9 sur les barres 6, 7, chaque réglette peut comporter un bossage tubulaire 10, 11 respectivement, entourant l'une des barres 6, 7, et formant butée pour la réglette opposée.
Suivant l'invention, une première poulie 12 est montée librement rotative sur le support 2 au moyen d'un axe 13, une seconde poulie 14 est montée rotative sur le support 4 opposé au support 2, au moyen d'un axe 15, et un câble 16 relie les poulies 12, 14 et les réglettes 8, 9, de la façon suivante: une première extrémité du câble 16 est fixée sur un doigt 17 solidaire de la réglette 9, le câble 16 passant ensuite autour de la poulie 14 sur laquelle il est fixé par une vis 18, puis s'étend jusqu'à la réglette 8 sur laquelle il est fixé par une vis 19, passe ensuite autour de la poulie 12 pour revenir au doigt 17 auquel son autre extrémité est reliée par l'intermédiaire d'un ressort 20 dont la seule fonction est d'assurer une tension constante du câble.
Suivant une caractéristique de l'invention, l'axe 15 de la poulie 14 est monté fixe dans le support 4 et la poulie 14 est constituée par un cylindre rotatif autour dudit axe et formant un bouton de commande (figure 3).
Une rondelle de Nylon 21 est disposée entre le support 4 et l'extrémité adjacente du cylindre 14. Ce dernier comporte à son extrémité opposée un contre-alésage 22 dans lequel s'étend l'extrémité de l'axe fixe 15, qui est filetée.
Un ressort 23 du type Belleville est disposé dans le contre-alésage 22 autour de l'axe 15 et est maintenu sous compression par un écrou 24.
Grâce à cet agencement, lorsque le cylindre constituant la poulie 14 est entraîné manuellement en rotation à l'encontre du freinage assuré par le serrage de la rondelle 21 entre la poulie 14 et le support 4, le câble 16 entraîne les réglettes 8 et 9 l'une vers l'autre ou en s'éloignant l'une de l'autre suivant le sens de rotation.
Cette action de freinage est réglée au moyen de l'écrou 24 de façon à permettre un entraînement manuel aisé mais offrant cependant une résistance suffisante pour maintenir sans jeu une monture M entre les réglettes 8, 9.
Dans une variante, représentée à la figure 4, la poulie 14 est entraînée par un dispositif motoréducteur 25 de type connu comportant un commutateur 26 de marche avant-marche arrière-arrêt.
De façon avantageuse, et comme connu en soi, le porte-monture suivant l'invention peut comporter un support oscillant 27 articulé sur la réglette 8 (ou 9), et un pied de centrage 28 fixé sur la réglette 9 (ou 8).